Convoqué pour le dernier regroupement des Lions indomptables, le défenseur central, du poids de l’âge et du manque compétition dans les jambes, a perdu plusieurs réflexes.

 

C’était sans doute l’une des plus grosses surprises que Rigobert Song donna aux Camerounais. Il s’agit de la convocation de Nicolas Nkoulou pour affronter l’Ouzbékistan et la Corée du Sud.

 

Ce choix du sélectionneur manager des Lions est comme une pilule difficile à avaler. Car Nicolas Nkoulou après avoir pris ses distances avec l’équipe nationale a cessé de séduire les grands clubs européens. Ses performances sont sur une courbe descendante depuis de nombreuses années. Difficile alors de connaître les véritables motivations de l’encadrement technique des Lions à rappeler Nkoulou dans la tanière.

 

Un choix que certains expliquent par une volonté de Rigobert Song de vouloir confier la défense centrale des Lions indomptables à un joueur expérimenté. Sauf que Nicolas Nkoulou bien qu’il évolue en Europe depuis plus d’une décennie n’a joué que dans trois tops clubs. Et il n’a pas toujours été titulaire.

 

D’abord l’AS Monaco où il a fait ses débuts avant d’être relégué en Ligue 2, puis à l’Olympique de Marseille où il a brillé et ensuite à l’Olympique lyonnais où il n’a jamais pu s’imposer.

 

Après l’expérience française, Nicolas Nkoulou s’est envolé pour l’Italie plus précisément au Torino où il a joué quatre saisons. Lors de la saison 2020-2021, en baisse de régime. Conséquence, en fin de saison, son contrat n’a pas été renouvelé.

 

C’est du côté de Watford en Angleterre que Nkoulou va déposer ses valises. Dès son premier match, il peine à convaincre et ne termine pas le match. A la fin de la saison, il s’en sort avec trois matchs joués toutes compétitions confondues.

 

Son contrat n’étant pas prolongé, il décide de tenter l’aventure grecque avec Aris Thessaloniki. Objectif, relancer sa carrière. Sauf qu’on est loin de là. Depuis la reprise du championnat en août dernier jusqu’à aujourd’hui, le défenseur formé à la KSA n’a joué que cinq matchs.

 

Et ce sont les mêmes critiques qui reviennent, une faiblesse dans la relance et d’autres spécialistes disent,  » il peine à se jeter au sol pour tacler ».

 

Cela n’a pas empêché que Rigobert Song fasse appel à lui. Pourtant, les années antérieures il avait boudé la sélection nationale. Le revenant comme il s’est fait appeler lors du dernier regroupement des Lions a montré qu’il n’est que l’ombre de lui-même.

 

« Sur ces deux matchs, Nicolas Nkoulou qui est apparu en équipe fanion pour la première fois en 2008, face à l’Afrique du Sud, a montré qu’il a perdu en vivacité. Sa relance, qui fût longtemps un de ses points forts, est devenue approximative. L’essentiel des bonnes relances a été effectué par André Onana. Il peine à remporter ses duels, obligeant Castelletto à aller seul au charbon. On en vient à souhaiter que Nkoulou qui est remplaçant en club trouve du temps de jeu pour arriver prêt au Mondial qatari » pouvait-on lire dans un article d’Emile Zola au lendemain des deux matchs perdu du Cameroun contre l’Ouzbékistan et la Corée du Sud.

 

Si on doit prendre en considération les critères de sélection de Rigobert Song comme il l’a indiqué (être performant et compétitif en clubs, doté d’une grande influence en club et d’un bon état d’esprit et du fighting spirit) ce serait alors surprenant de voir le joueur dont la valeur marchande est évaluée à moins de 10 millions d’euros être retenu pour le Mondial 2022.

 

Car à son poste évolue d’autres joueurs qui ont plus de temps de jeu que lui et jouent des matchs plus relevés. Il y a notamment Michael Ngadeu de Gent en Belgique, Jérome Onguene à Frankfort en Allemagne, Jean Charles Castellotto à Nantes en France et Christopher Wooh à Rennes en France.

 

 

 






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