Traditionnellement, les courses de fond et de demi-fond tendent les bras à l’Afrique. Revue de détail des meilleures chances du continent.

Domaine de prédilection des athlètes africains depuis les JO de Rome en 1960, année de la première victoire sur marathon de l’Éthiopien aux pieds nus Abebe Bikila, la course de fond et demi-fond, mais pas seulement, offre aux athlètes d’Afrique l’occasion de briller à Eugene, dans l’Oregon, aux États-Unis, où se déroulent actuellement les Mondiaux d’athlétisme.

Le 10 000 m sous domination est-africaine

A en croire le Point, le 10 000 m féminin a tenu toutes ses promesses, et consacré un trio 100 % est-africain, avec le premier sacre mondial de Letesenbet Gidey, médaillée d’argent aux championnats du monde de Doha (2019) et de bronze aux Jeux olympiques de Tokyo, suivie du duo kényan Helen Obiri (alors championne du monde en titre du 5 000 m et 4e aux JO et 5e à Doha sur 10 000 m) et Margaret Kipkemboi, vice-championne du monde du 5 000 m à Doha. Le trio a devancé l’exceptionnelle coureuse éthiopienne naturalisée hollandaise Sifan Hassan, qui accumule les titres internationaux sur 10 000 m, 5 000 m et 1 500 m. Une course qui ouvre le bal pour les Africains sur les courses de fond, avec de nombreuses chances de médailles à venir.

Sur le 10 000 m masculin, l’Ouganda et le Kenya se sont distingués cette année. Déjà sur le podium aux Jeux olympiques, Joshua Cheptegei a conservé son titre de champion du monde tandis que son compatriote Jacob Kiplimo a fini une nouvelle fois troisième, après la médaille de bronze décrochée aux Jeux de Tokyo. Champion olympique mais médaillé d’argent lors des précédents championnats du monde, le jeune coureur de 21 ans Selemon Barega s’est retrouvé dominé à la 5e place, positionné entre Grant Fisher (États-Unis) et Mohammed Ahmed (Canada). Respectivement 5et 6aux Jeux olympiques, les deux Nord-Américains étaient détenteurs des deux meilleures performances mondiales de l’année avant cette finale du 10 000 m.

Une moisson de médailles attendue

Sur le double tour de piste, l’Afrique est très bien représentée et a de légitimes chances de médailles d’or. En effet, le champion olympique kényan Emmanuel Korir a l’occasion de remporter son premier titre de champion du monde sur la discipline, qui plus est sur une piste qu’il connaît bien, lui qui a remporté le tournoi universitaire américain en 2017 à Eugene. Il possède la deuxième meilleure performance de l’année derrière Nijel Amos (Botswana, 28 ans), triple champion d’Afrique (2014, 2016, 2018) et médaillé d’argent aux JO de Londres, avec un temps de 1’42’91 réalisé au meeting de Monaco, soit le seul coureur à être descendu sous la barre des 1’43’00 cette saison.

Champion du monde en titre, le coureur kényan Timothy Cheruiyot est détenteur de la meilleure performance mondiale de l’année sur la discipline si chère à Hicham El Guerrouj avec un temps en 3’28’28. Seulement, malgré des signaux au vert, le duel avec le Norvégien Jakob Ingebrigtsen, face à qui il a dû se contenter de la médaille d’argent aux Jeux olympiques de Tokyo, ne lui permet pas de bénéficier d’un avantage conséquent, d’autant plus que son rival n’a encore jamais connu le succès aux championnats du monde sur la discipline, l’Espagnol d’origine marocaine Mohamed Katir mais aussi les Kényans Abel Kipsang, Charles Seboi Simot.

Ayant perturbé la perpétuelle domination kényane sur le 3 000 m steeple, El Bakkali, champion olympique, entend confirmer son rang, malgré une saison durant laquelle il n’a pas beaucoup couru. « J’ai seulement pris part à 2 meetings de la Diamond League, celui de Doha et celui de Rabat, puis j’ai entamé ma préparation pour les championnats du monde. Aujourd’hui, la demi-finale était relativement facile car les autres athlètes ont eu des difficultés à passer les haies. Je suis content d’être qualifié pour la finale et je vais me préparer en conséquence. Je n’ai qu’un seul objectif : remporter la médaille d’or. Après l’argent à Londres (2017), et le bronze à Doha (2019), la médaille d’or est la seule qui me manque. »

Dans une course qui l’opposera une nouvelle fois au jeune coureur éthiopien Lamecha Girma (21 ans), médaillé d’argent à Doha et Tokyo, et aux coureurs kényans Conseslus Kipruto (double champion du monde en titre et champion olympique à Rio) et Benjamen Kigen, le 3 000 m steeple promet une belle affiche.






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