Parmi les 28 médailles glanées par l’Afrique aux Mondiaux à Eugene, les athlètes éthiopiens en ont trusté 10, dont 4 en or, suivis du Kenya et de l’Ouganda. Le Point dresse bilan des africains.

Les Championnats du monde d’athlétisme 2022 se sont achevés le dimanche 24 juillet à Eugene, aux États-Unis. Avec 28 médailles décrochées, le continent africain réalise son quatrième meilleur résultat dans les championnats du monde d’athlétisme, pour lesquels 179 nations ont pris part. Principal fait marquant : l’Éthiopie, avec quatre titres mondiaux au compteur est redevenue devant le Kenya le pays africain n° 1 aux Championnats du monde, pour la première fois depuis 2005.

Le 10 000 mètres féminin a offert une superbe opposition entre l’Éthiopienne Letesenbet Gidey et la Kenyane Hellen Obiri, double championne du monde du 5 000 mètres qui s’est reconvertie dans le 10 000 mètres et prochainement le marathon. L’Éthiopienne, deuxième à Doha et médaillée de bronze lors des Jeux olympiques de Tokyo, a remporté son premier titre mondial sur la distance au terme d’un finish passionnant.

Sur le marathon féminin, l’Éthiopienne Goytom Gebrelase s’est imposée avec le record des championnats du monde à la clé, suivie de très près de la Kényane Judith Korir, tandis que le 5 000 mètres, la recordwoman du monde du 1 500 mètres en salle, Gudaf Tsegay, a remporté son premier titre mondial, après avoir obtenu le bronze à Doha (sur 1 500 mètres) puis Tokyo (sur 5 000 mètres).

Toutefois, comme la tendance l’annonçait, seule une médaille de bronze a été décrochée sur le 800 mètres, en raison du jeune duo Athing Mu (Américaine d’origine sud-soudanaise de 20 ans), championne olympique à Tokyo, et Keely Hodgkinson (Britannique, 20 ans). Le podium a été complété par la jeune Kényane de 22 ans Mary Moraa, aussi spécialiste du 400 mètres.

Chez les hommes, Emmanuel Korir (Kenya, 800 mètres), Joshua Chepteguei (Ouganda, 10 000 mètres) et Soufiane El Bakkali (Maroc, 3 000 mètres steeple) poursuivent leur domination dans leur discipline respective. Korir et El Bakkali, tous deux champions olympiques l’an dernier, ont remporté leur premier championnat du monde avec brio. Chepteguei, deuxième aux jeux sur 10 000 mètres, mais vainqueur sur 5 000 mètres, a glané son deuxième titre mondial sur la course à deux kilomètres.

Toutefois, il n’a pas pu réaliser le doublé, finissant 9e sur le 5 000 mètres, remporté par la sensation norvégienne Jakob Ingebrisgtsen, qui a devancé le jeune Kenyan de 21 ans Jacob Krop, sixième lors de la finale de 2019, et l’Ougandais de 20 ans Oscar Chelimo, qui affiche une belle progression après avoir été éliminé en demi-finales de la discipline à Doha en 2019.

Sur le marathon, à l’instar des dames, le record des championnats du monde a été réalisé une nouvelle fois par un coureur éthiopien, Tarmirat Tola, médaillé d’argent aux championnats du monde de Londres (2017) et de bronze sur 10 000 mètres aux Jeux olympiques de Rio (2016). Il s’agit de son premier titre mondial. Enfin, petite déception, aucune médaille décrochée sur le 1 500 mètres, remporté par l’Anglais Wightman, suivi d’Ingebrigtsen et de l’Espagnol d’origine marocaine Mohamed Katir. Timothy Cheruiyot, champion du monde en titre et médaillé d’argent aux championnats du monde de Londres (2017) et aux jeux de Tokyo, a fini à la 6e position.

Tobi Amusan, première médaille d’or de l’histoire du Nigeria

En moins de deux heures, Tobi Amusan aura fait passer trois frissons dans les travées du Hayward Field. D’abord en battant le record du monde du 100 mètres haies dès les demi-finales en 12 s 12, puis en dominant la finale en 12 s 06, un temps finalement non homologué en raison du vent de dos qui soufflait trop fort (2,5 m/s, limite à 2 m/s).

C’est le record d’Afrique amélioré à trois reprises, et le record du monde deux fois entre les demi-finales et la finale. Première athlète nigériane de l’histoire à réaliser un record du monde, dans son cas à deux reprises, ancienne étudiante de l’université du Texas à El Paso (UTEP), Amusan est devenue assistante coach pour continuer de s’entraîner là-bas avec sa coach jamaïcaine Lacena Golding-Clarke.






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