Après avoir évolué avec la France dans toutes les catégories jeunes, le milieu de terrain de Kayserispor a accepté de rejoindre la sélection A du Cameroun.

Désireux de renouveler son effectif en prévision de la Coupe du monde 2022, Rigobert Song, le manager-sélectionneur des Lions, a fait appel à de nouvelles têtes pour les éliminatoires à la Can 2023, qui débutent le mois prochain. Parmi le groupe de 34 joueurs convoqué pour affronter le Burundi le 8 juin, on trouve l’ancien Lyonnais Olivier Kemen (25 ans), qui évolue à Kayserispor, en SuperLigTurc.

Peu connu du public sportif camerounais, Olivier Kemen a pourtant déjà vécu plusieurs carrières. S’il est né à Douala (20 juillet 1996), il a surtout grandi en France. Passé par l’AF Garennes-Colombes puis l’AC Boulogne-Billancourt, l’apprenti footballeur d’alors a ensuite terminé sa formation au FC Metz. Un club où il se voyait signer professionnel. Mais finalement, il prend la direction de l’Angleterre à l’âge de 16 ans.

«J’ai signé six ans en faveur de Newcastle, à 16 ans. Là-bas, les entraînements étaient très intenses et très physiques. J’ai progressé rapidement, j’ai appris à être plus dur dans les duels, à me projeter plus vite vers l’avant, à travailler plus que les autres. J’étais au quotidien avec des joueurs comme Hatem Ben Arfa, Moussa Sissoko, Yohan Cabaye… Je pouvais m’en inspirer pour m’améliorer, aussi bien comme footballeur professionnel que dans la vie de tous les jours», a-t-il avoué.

Des passages à Newcastle et Lyon compliqués

Mais son expérience en Premier League n’a duré que deux années (entre 2013 et 2015). «En Angleterre, il y a vraiment une notion de patience avec les jeunes. J’en ai manqué. Le club comptait sur moi mais je voulais être davantage considéré, jouer des matchs. (…).Je suis entré dans une guerre qui n’était pas la mienne. Aujourd’hui, c’est un choix qui me laisse un goût amer. J’aimais trop Newcastle. C’est le club que j’ai le plus aimé depuis le début de ma carrière. Après l’Euro U19, je reçois plusieurs propositions et j’opte pour Lyon, un grand club qui place beaucoup d’espoirs en moi.»

Mais là encore, Olivier Kemen n’a pas été une franche réussite. Au total, il a joué quatre rencontres avec le groupe professionnel, lui qui a été prêté au Gazélec Ajaccio. «En six mois, je mets quatre buts et je délivre deux passes décisives. Je me dis que mon prêt est réussi, que j’ai fait le travail et que je vais revenir à Lyon plus fort. En plus, Bernard Lacombe me dit : « Mon petit, la saison prochaine, tu rentres à la maison « . Mais cela ne se passe pas comme prévu et le Franco-camerounais est de nouveau cédé en Corse lors de l’exercice 2017-2018.

«C’est une grosse déception. Je pensais avoir fait ce qui fallait pendant mon prêt. Dans ma tête, je pensais que j’allais jouer, que mon heure était arrivée. Et là, je n’entre pas dans les plans. Je n’ai jamais compris pourquoi». Envoyé en réserve lors de sa dernière année de contrat à Lyon, il est resté fort mentalement. Libre, il a rebondi à Niort où il avait faim de ballon. Après une première saison à 29 matches (2 buts, 1 passe décisive), il est revenu en force cette année-là et il n’est pas étranger à la quatrième place de son équipe.

Milieu de terrain très technique

Milieu défensif au profil complet

Pendant l’intersaison 2021, il file en Turquie pour trois ans, à Kayserispor. Où, en disputant 22 matches cette saison, il s’éclate. Très à l’aise dans sa position favorite de milieu défensif, il peut aussi jouer en milieu relayeur. Olivier Kemen est également doué dans le jeu sans ballon, essaye de se rendre le plus souvent disponible sur le terrain, et a un sens tactique très intéressant dans le repli défensif mais aussi lors des phases offensives. Il dégage une maturité tactique intéressante pour son âge, notamment dans le replacement.

Les qualités qui devraient lui permettre de s’adapter au style de jeu des Lions, à condition qu’il réussisse son intégration. A 25 ans, il n’est jamais trop tard pour réaliser la carrière à laquelle on destinait, pour celui qui était considéré comme un grand espoir. Dans la vie privée, Kemen s‘est marié en 2016 à Betty Richoux, avec qui il a déjà eu trois enfants.






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