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Dans un match qui n’a pas offert grand-chose en matière de spectacle et face à une Russie absolument inexistante, les Belges n’ont pas eu besoin de suer pour s’offrir un large premier succès lors de cet Euro (3-0). Candidat naturel au titre de meilleur buteur de la compète, Romelu Lukaku s’est offert un doublé.

Le football aura donc repris séance tenante. Pas le temps de se remettre du drame évité de justesse à Copenhague, que le ballon était déjà posé sur le rond central à Saint-Pétersbourg. À peine les nouvelles rassurantes concernant Christian Eriksen arrivaient du Danemark, et alors que Danois et Finlandais avaient décidé de terminer leur rencontre après pas loin de deux heures d’interruption, c’était au tour des Belges et des Russes d’entrer en piste à 1500 kilomètres de là. Prévu à 21 heures, le match n’a pas été bougé d’un iota. Pas plus mal, cela dit, pour se changer un peu les idées.

Semenov et Shunin malheureux, Meunier décisif

Face à une Russie qu’elle avait fessée en qualifications de cet Euro (3-1 à l’aller, 4-1 au retour), la Belgique n’a pas tergiversé bien longtemps. Sans se ruer à l’attaque, les hommes de Roberto Martínez ont posé leur jeu en profitant des errances de la défense de la Sbornaïa pour piquer. Première instance à la 10e minute : pourtant hors jeu au départ de l’action, et pas qu’un peu, Romelu Lukaku est remis en jeu par une tentative de dégagement manquée de Semenov dans sa surface, et trompe Shunin d’une fappe croisée (1-0, 10e). Le joueur de l’Inter qui, forcément, a dédié son but à son pote Christian Erkiksen. Sans un gros Zhirkov (18e) et un excellent Shunin (22e), le deuxième serait arrivé encore plus rapidement. Mais il ne s’est pas trop fait attendre, cela dit : à peine entré en jeu à la place de Timothy Castagne, blessé dans un choc très impressionnant avec Daler Kuzyaev, Thomas Meunier s’est trouvé au bon endroit pour reprendre un ballon de Thorgan Hazard mal dévié par le portier russe (2-0, 34e). Sans être extraordinairement impressionnants, ni se créer un million d’occasions, les hommes de Martinez ont plié le match en 45 minutes en faisant tout simplement le métier comme des professionnels. Simple.

Le match plié et le boulot fait au bout de 45 minutes, pourquoi s’embêter à jouer plus longtemps ? Le second acte est beaucoup plus calme, avec des Belges qui laissent un peu plus le ballon aux Russes (61% de possession contre 67% en première période) sans qu’ils n’en profitent beaucoup plus. Stanislav Cherchesov a beau effectuer ses cinq changements avant l’heure de jeu – dont un double changement pour Cheryshev, entré à la 30e pour Kuzyaev et sorti à la 63e pour Miranchuk – cette équipe si séduisante lors de son Mondial ne retrouve pas son mojo, même en jouant sur son terrain. Dommage, car en face, les Belges n’ont pas montré grand-chose offensivement sur les 45 dernières minutes. Mais le peu que la Belgique a créé, elle l’a transformé en but : sur sa deuxième frappe seulement de la seconde période, en toute fin de rencontre, Romelu Lukaku s’offre un doublé en transformant une belle passe en profondeur de Thomas Meunier sur le côté droit (3-0, 88e). Un peu comme l’Italie vendredi soir face à une Turquie inexistante, les Belges n’ont pas eu besoin de forcer leur talent pour écarter des Russes transparents. En espérant que la Finlande et le Danemark leur offrent un peu plus d’adversité.

 






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