La Coupe du monde 2022 de football s’est achevée le 18 décembre à Lusail sur la victoire de l’Argentine face à la France, avec une organisation parfaitement huilée mais…

Un résultat qui clôt un tournoi dont l’organisation aura été sans faille, mais pas sans polémiques. Retour sur quatre semaines de compétition. Le Mondial 2022 s’est refermé sur la consécration de Lionel Messi et ses partenaires. La compétition s’est tenue au Qatar du 20 novembre au 18 décembre sans accroc majeur, malgré douze années de polémiques   sur les problématiques de respects des droits de l’homme, du droit des travailleurs, de ceux des personnes LGBTQ, et les questions d’environnement. Rfi dresse le bilan de ce mondial très couru.

Quatre semaines durant lesquelles le Qatar et la Fédération internationale de football (Fifa) ont malgré tout mené tambour battant une organisation s’affichant sans failles, meilleure par certains aspects logistiques (stades, transports, etc.) que certaines éditions récentes.

Une organisation globale sans faille

Accueil des touristes, des délégations, des médias… Le petit pays de 11 000 kilomètres carrés, grand comme l’Ile-de-France, est parvenu à gérer l’afflux de centaines de milliers de visiteurs grâce à une armée de quelque 20 000 volontaires et des moyens humains, techniques et financiers sans précédent.

Les déplacements des supporters se sont par exemple faits sans difficultés notables, grâce notamment à un réseau de métro ultra-moderne mis en service en 2019, et avec l’omniprésence de personnels guidant à coup de « metro, this way », « stadium, this way », « exit, this way ».

Des stades à l’affluence variable

À l’arrivée, la Fan Festival de la Fifa a drainé 1,8 million de visiteurs et les stades ont (officiellement) attiré une moyenne de 53 191 spectateurs [1] par rencontre. Des enceintes toutefois pas toujours pleines au coup d’envoi et/ou au coup de sifflet final.

Ces enceintes étaient souvent garnies de supporters « locaux », des spectateurs originaires d’Asie du Sud (Bangladesh, Inde, Népal, Pakistan…), ravis de pouvoir assister de leurs yeux à des rencontres avec Lionel Messi et Cristiano Ronaldo et qui ont apporté un vent de fraîcheur à ce tournoi.

À l’arrivée, le président de la Fifa Giani Infantino a salué de manière rituelle la « meilleure Coupe du monde de l’histoire » et décrit « une ambiance très, très joyeuse ». La sécurité drastique mais discrète et utilisant des technologies de surveillance avancées, ainsi qu’un travail de tri en amont, ont empêché la traditionnelle venue de hooligans et des scènes de violence comme celles survenues en France en 1998 par exemple. Un calme accentué par l’absence de vente d’alcool aux abords des stades, mesure décidée à la dernière minute par le Qatar et qui a fait polémique.

Ambiance policée

En revanche, la ferveur habituelle était loin d’être au rendez-vous. L’ambiance était très policée. Et, hormis aux abords des stades les jours de matches, au Souq Waqif et dans les transports en commun, il était parfois difficile de croiser des supporters étrangers, notamment européens. La dernière estimation donnée par les organisateurs fait état de 1,4 million de visiteurs au Qatar. À titre de comparaison, 3 millions d’étrangers s’étaient rendus en Russie, en 2018.

Boycott des Occidentaux et/ou coût du séjour ? Certains fans ont dû se résoudre à loger dans des pays voisins faute d’hébergements abordables, faisant des allers-retours au Qatar en avions pour assister aux rencontres. Une situation qui a ainsi fait grimper le bilan carbone d’un événement dont l’empreinte écologique aurait pu être nettement moins élevé grâce à l’exceptionnelle proximité des huit stades de la compétition. Cette compacité est d’ailleurs le vrai grand point positif de ce Mondial et du jamais vu pour une Coupe du monde.

Quel bilan écologique ?

Dresser le bilan environnemental de cette édition 2022 s’annonce néanmoins complexe. D’autant que certains organismes spécialisés affirmaient avant le coup d’envoi de Qatar-Équateur, le 20 novembre dernier, que ledit bilan serait deux fois supérieur aux estimations présentées par la Fifa et les autorités qatariennes.

Le cas de la climatisation utilisée dans les stades, alors que la nuit tombait à 17h à Doha et qu’il y faisait rarement plus de 24-25°C le soir, illustre la controverse sur le sujet, même si celle-ci utilise des technologies de pointe, selon les autorités locales. Certains joueurs, interrogés à la fin des matches, admettaient d’ailleurs que cette clim’ était plus que dispensable au bon déroulement des rencontres…






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