Le président du Conseil d’administration de l’Union sportive de Douala soutient que de 2011 à 2019 qu’a existé la Ligue de football professionnel du Cameroun (LFPC), au moins quatre vainqueurs du championnat ont été fabriqués dans les bureaux.

Une révélation de plus sur la corruption dans le football. Celle du président de l’Union sportive de Douala –  club mythique du Cameroun – a été faite le 28 août 2020 lors d’une conférence de presse à Yaoundé.

Durant l’existence de la LFPC, aujourd’hui suspendue,  Franck Happi affirme que son club a souffert de sa volonté de diriger le football professionnel. « L’Union sportive de Douala  était interdite de victoires à l’extérieur. On faisait au plus des matchs nuls vierges à l’extérieur. Juste parce que je m’étais porté candidat à la présidence de la Ligue de football professionnel du Cameroun.  Mon club était condamné à jouer en deuxième division. Si ce n’était la justice divine,  Union de Douala ne serait restée en élite One. Parce que sportivement je ne pouvais rien faire. »

Le président du Conseil d’administration de Douala déclare qu’au moins quatre clubs ont été sacrés champions du Cameroun ou accédé en élite One sans le mériter.  « Vous pensez que dans un championnat organisé, Yafoot (Yaoundé football club, en élite Two. Ndlr) peut jouer en première division ? Je n’insulte pas madame Thérèse Manguélé (administratrice à Yafoot, ancienne SG de la LFPC. Ndlr). Mais Yafoot c’est une des équipes les plus pauvres de deuxième division qui a réussi parce qu’il y a à sa tête une dirigeante qui comprend le football camerounais. En temps normal, pensez-vous  qu’une telle équipe serait un jour montée en première division ? Vous croyez que même si on joue le championnat 10 fois, un club comme PWD de Bamenda (actuel champion. Ndlr) peut être un jour champion ? C’est ainsi qu’au moins ont été champions ces dernières années sans le mériter », dénonce Franck Happi.

Le dirigeant de club refuse cependant de conclure que les championnats élite One et Two de football sont régis par  la mafia.  « Je ne remets pas en cause le football camerounais, je remets en cause les matchs qui se jouent dans les bureaux. Ces gens qui décidaient dans les bureaux de qui doit être champion. Dieu merci ce n’est plus le cas. Là c’est le deuxième championnat qui va démarrer, ceux qui espèrent qu’on réhabilite la LFPC vont toujours attendre ».






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