A travers une lettre ouverte, le chroniqueur de sport, ancien chef de service des Sports à RFI, parle aux deux légendes du football africain, qui aspirent, chacun dans son pays, à diriger la fédération de football.

 

Si j’étais Président.

C’est du lourd, c’est du très lourd.

Sur la ligne de départ, chacun dans son pays, par ordre alphabétique, Didier Drogba et Samuel Eto’o.

Non, ils ne briguent pas le poste suprême comme leur prédécesseur George Weah, devenu Président du Libéria au mois de janvier 2018.

Leur volonté est de diriger le football, le premier en Côte d’Ivoire, le deuxième au Cameroun.

Et, croyez-moi, c’est plus difficile que de transpercer une défense réputée inviolable. Ce qu’ils ont fait durant leurs carrières de joueur.

J’essaye de suivre cette nouvelle étape de leur vie, ce n’est pas simple. Tous les coups sont permis, incluant notamment les plus perfides. Autrefois on attendait leurs succès, aujourd’hui on les tacles à l’extrême limite de la régularité.

Loin de moi l’idée de prendre position en faveur de ces deux stars du football africain Ce n’est pas mon rôle. Le mien est de m’étonner toujours de ces changements d’attitude à l’endroit de champions adulés, idolâtres hier. Il est plus difficile de rester sur le terrain que d’y rester.

La versatilité des hommes est bien connue.

Mais, voyez-vous, dans les combats impitoyables auxquels nous assistons au Cameroun et en Côte d’Ivoire, ma sidération est de constater que personne ne parle réellement de programme. Tout le monde le sait, on ne peut pas continuer comme avant, Ivoiriens et Camerounais le savent. Leurs grands clubs ont disparu ou presque de la scène continentale. Leur équipe nationale repose exclusivement sur les joueurs expatriés, enfin sur ceux qui n’ont pas choisi de prendre une autre nationalité.

Oui, dites-leur, à ceux qui sont dans l’attente quelles seront vos premières mesures, quelles seront vos grandes orientations. Il y a tant et tant à faire.

Actuellement la Président de la FIFA se démène comme un diable pour organiser la Coupe du monde tous les deux ans et non plus tous les quatre ans. Dites-nous quel est votre avis. Dites-nous comment vous envisagez l’avenir de la Coupe d’Afrique des Nations. Dites-nous comment vous allez réorganiser vos compétitions nationales.

Il y a énormément de compétitions en Afrique. Trop peut-être. Et vous connaissez le proverbe « qui trop embrasse mal étreint ».

Allez les gars Bon courage. Dans quelques semaines il faudra peut-être se découvrir et vous appeler Président ou Monsieur le Président…

L’heure est encore au temps de rêver, si j’étais Président !

 






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